la chirurgie est réservée au cas suivants:
1- Les dysfonctionnements thyroïdiens à l’origine d’une hyperthyroïdie qu’il s’agisse d’une maladie de Basedow ou d’un goitre nodulaire toxique. La chirurgie n’est pas effectuée de première  intention mais après le contrôle médical de l’hyperthyroïdie.
Le traitement chirurgical peut également être discuté avec d’autres traitements comme l’iode radio-actif en fonction de l’âge, du type précis de pathologie, de la taille du corps thyroïde.
2- Lorsqu’une thyroïde est le siège de plusieurs nodules ou est augmentée de taille, on parle de goitre. Tous les goitres ne sont pas opérés. La chirurgie est réalisée en cas de goitre entraînant des phénomènes compressifs, en particulier sur la trachée.
Lorsque son développement dans la partie haute du thorax empêche une surveillance clinique (goitre plongeant). Lorsque le goitre se complique d’une hyperthyroïdie. Lorsqu’il existe au niveau d’un nodule ou d’un goitre une suspicion de malignité. L’indication opératoire repose alors sur les données de la cyto-ponction guidée par une échographie.
Parfois, en l’absence de toute complication, c’est le côté inesthétique d’un goitre à développement très antérieur, déformant la région cervicale, qui peut constituer l’indication opératoire.
La chirurgie thyroïdienne est une chirurgie minutieuse dont les suites sont en règle générale simples. L’hospitalisation est de courte durée, entre 24 et 48 H. Après une thyroïdectomie totale on s’assure avant de libérer le patient de l’hôpital qu’il présente un taux de calcium normal et si tel n’est pas le cas un complément calcique per-os est prescrit pour quelques semaines. Habituellement, après thyroïdectomie totale, les patients quittent le service avec un traitement d’hormones thyroïdiennes (Lévothyrox) données à titre substitutif en remplacement du corps thyroïde. Contrairement à une légende trop répandue, l’instauration et le contrôle du traitement substitutif thyroxinique est en règle générale d’une grande simplicité. Ce traitement n’entraîne aucun effet secondaire et reste compatible avec une vie strictement identique à ce qu’elle était avant l’intervention tant sur le plan physique et sportif que psychique et intellectuel.
Parfois, cependant, des complications, comme après toute chirurgie, peuvent survenir, présentant dans le cadre de la chirurgie thyroïdienne certains aspects particuliers.